Le syndrome de la caisse maudite

On connaît tous le syndrome de la caisse maudite. Mais oui vous savez, quand vous choisissez la queue qui vous semble la plus rapide et qu’en fin de compte vous avez l’impression d’être coincé dans une boucle spatio-temporelle. Alors quand ces petits bijoux de technologie que sont les caisses automatiques sont apparues je me suis dit : « chouette ! en voilà une bonne idée. Je vais enfin devenir maîtresse de mon destin…. En caisse ». J’avais tort ! tout d’abord c’est super élitiste comme principe : si vous avez 11 articles au lieu de 10 vous ne pouvez pas les utiliser (enfin, qui respecte cette règle ???). Parfois ça ne l’est pas assez : il devrait y avoir un droit d’accès aux caisses automatiques par test psychotechnique. Et enfin, ce n’est pas aussi miraculeux qu’on veut nous le faire croire…

Voilà comment se passe généralement mes passages en caisse automatique :

Etape n°1 : pour commencer je fraude sans aucun complexe, j’ai très souvent plus de 10 articles. Je me donne bonne conscience en me disant que certains articles sont « petits » (donc ça ne compte pas pour un) et que je compenserai par ma rapidité d’encaissement (eh oui j’ai bossé dans la grande distribution, je scanne comme personne !)

Etape 2 : je choisis la caisse qui ne correspond pas à mon moyen de paiement. Normalement c’est l’hôtesse qui oriente vers la bonne caisse mais elle est souvent occupée à aider les clients en détresse.

Etape 3 : j’ai beau être la reine du scannage d’articles, des fois ça veut pas alors : je retire le dernier article, je le redépose, le retire à nouveau, le repose et…. Finalement j’attend qu’une hôtesse vient m’aider.

Etape 4 : la plus redoutée de toute, l’épreuve du sac plastique. Comme d’habitude j’ai laissé un de mes 50 cabas dans mon coffre, donc je suis bien obligée avec mes 13 articles de prendre un sachet (j’aurais été obligée pour 10 aussi). On ne prend conscience de la légèreté d’un sac plastique seulement quand on doit le déposer sur l’article. Là commence la guerre psychologique avec cette maudite machine. Je dépose donc le sac, et je sais pas pour vous mais je le dépose avec vigueur, pour lui donner du poids… mais la chose continue avec sa voix automatisée de me dire de déposer l’article alors je reprends le sachet et je recommence… toujours rien sauf qu’au moment de reprendre le sachet (qui n’a en théorie pas été détecté par la balance), elle me dit de déposer le dernier article.

Sinon j’ai une idée ! au lieu de nous faire croire que tout le monde y gagne avec ce type de procédé, rendez -nous nos caissier(e)s, et rapprenez-leur à sourire et accélérer la cadence. Là, tout le monde y gagnera : personne ne perdra son emploi et moi (la cliente) aura son interaction humaine agréable et efficace.

 

Barbara Timedian

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